
Qui suis-je ?
Guru Jacques
Je m'appelle Jacques Vervier. Je suis un Yogi au service de notre Parampara de Siddha Maha Yoga, porteur d'une mission qui m'a été confiée par mon Guru, Sadguru Hagi, avec la bénédiction de Paramguruji T. Sreenivasulu.
Ce qui suit n'est pas un récit pour se raconter. Il tient en quelques paragraphes, parce qu'une vie se regarde comme on regarde un Kriya : sans s'y attacher. S'il est raconté, c'est pour une seule raison : montrer que l'on peut vivre pleinement dans Maya, sans que rien ne semble nous y prédestiner en apparence, et avancer quand même sur la voie spirituelle. Car si je suis sur cette voie aujourd'hui, je le dois sans l'ombre d'un doute aux Karmas accumulés au fil de vies précédentes, et à la bénédiction de mon Guru, qui m'a retrouvé.

En vidéo
Ma première vidéo sur le Siddha Maha Yoga : qui je suis, comment se déroule l'initiation, et pourquoi nous pratiquons ainsi. En français, sous-titres disponibles.
Le chemin
Une quête intérieure, depuis toujours
Je suis né à Bruxelles en 1990, d'une mère espagnole et d'un père belge, dans une famille aimante. Aussi loin que je me souvienne, il y a eu en moi une certaine dispassion et une quête intérieure. Sans le vouloir, j'ai toujours été un peu en marge, et plutôt solitaire, à l'aise dans le silence. Mes parents m'ont offert une scolarité dans une langue étrangère, le néerlandais, et j'ai grandi dans l'effort : judo, natation, hockey subaquatique, jusqu'aux équipes nationales et aux championnats du monde. Très tôt aussi dans le service, en encadrant les plus jeunes dans ces disciplines et comme guide de plongée.
Il y eut aussi les voyages, et beaucoup de lectures : philosophie, spiritualité, textes de toutes les traditions. Il y eut les langues, apprises les unes après les autres, et avec elles une ouverture au monde qui ne s'est jamais refermée. Tout cela mena naturellement à des études de traduction et d'interprétation.
J'ai ensuite fait de l'interprétation de conférence mon métier, entre les institutions européennes à Bruxelles et le système des Nations unies à Genève. Le tatami et le bassin ne mènent pas à Moksha, mais ils apprennent la discipline et le moment présent. Et le métier d'interprète consiste à se taire pour qu'un autre parle, à disparaître pour que le message passe. Celui qui l'exerce des années durant apprend, sans le savoir, ce qu'est un canal. Notre Adiguru Swami Gangadhar Tirtha appelait cela l'Aanavopaya : la voie de l'effort propre, qui prépare silencieusement le terrain du cœur.
La première porte
À l'été 2019, ma mère fit sa transition sans crier gare. L'année suivante, peu après mon anniversaire, mon père partit à son tour, emporté en deux mois par un cancer. Ses derniers mots me commandèrent d'être heureux. Le prarabdha se traverse ; il ne se contourne pas.
En 2022, en mission d'interprétation pour l'Archevêque de Canterbury, je rencontrai celle qui allait devenir mon épouse. Elle posa ses mains sur ma tête alors qu'une douleur sans nom m'affligeait, et la douleur disparut. Ce fut la première porte. Ma vie bascula vers le Grand Genève, et je me mis en quête, d'abord « pour pouvoir guérir » : en moins d'un an, je devins « Maître Reiki » auprès de plusieurs écoles. Mais je me demandais ce qui se cachait au-delà, quelles pratiques ancestrales avaient existé bien avant.
La Deeksha
Plutôt que le Japon, ce fut l'Inde. Je trouvai, non sans peine, le Shaktipat. Ma première rencontre fut un Guru suivi par des millions de personnes sur Facebook : j'y avais ressenti des choses, mais il tentait de me vendre quelque chose, et cela ne résonnait pas. Je continuai à chercher, jusqu'au jour où le site de Sadguru Hagi apparut en tête de liste. À sa vue, l'évidence s'imposa : le Guru avait fait son apparition. Il m'invita à lire Le Pouvoir Inconnu à Dieu, que je venais de terminer, puis à le relire.
Le 8 novembre 2023, à cinq heures trente du matin, je reçus la Shaktipat Deeksha. Après quelques minutes d'assise et la réception de mon Mantra, de gros Kriyas se déclenchèrent et des larmes jaillirent. Au lendemain de l'achèvement formel de l'initiation, Guruji me glissa que la mission de cette incarnation serait peut-être de transmettre à mon tour. Ce fut un choc, une inquiétude, et une parole que je minimisai.
Rishikesh, l'appel, l'ashram
La Sadhan devint un rituel, et au-delà du coussin, le Guru fut toujours présent. Un client m'appela pour une conférence à New Delhi : je pus rejoindre Rishikesh et l'ashram Yog Shri Peeth de notre lignée, m'asseoir là où Vishnu Tirtha, Shivom Tirtha, Sahajananda Tirtha, Paramguruji et Sadguru Hagi s'étaient assis, et partager le petit-déjeuner des frères après la cérémonie du matin. Il n'y a aucun hasard.
De retour en Europe, un appel au petit matin avec Guruji parla de la Deekshadhikara. Ce fut un électrochoc, une responsabilité, une confiance qui forçait à l'humilité. Le 25 janvier 2025, l'autorisation de transmettre la Shaktipat Deeksha me fut conférée. En juillet 2026, Sadguru Hagi voyagea de Melbourne jusqu'au Grand Genève pour célébrer Guru Purnima avec les Sadhaks d'Europe, réunissant quatre générations de chercheurs. Le surlendemain, il bénit une parcelle nue de la campagne française, à Arthaz-Pont-Notre-Dame : des chevaux, des pierres, des champs, aucun temple. C'est aujourd'hui notre ashram, et qu'il demeure ainsi, sans faste : la hutte de paille de Chandan Talab ne contenait qu'un tapis, une couverture, un pot à eau et un bâton, et ce dénuement n'a jamais empêché la flamme de passer.
Aujourd'hui
Je vis dans les montagnes près de Genève et je transmets la Deeksha gratuitement, avec dévotion, à ceux qui sont prêts, conformément à la volonté de Shakti et sans prosélytisme. De nombreux aspirants m'écrivent ; peu, au final, reçoivent la Deeksha, non par discrimination, mais parce que les cinq préconditions ne courent pas les rues. Tout est parfaitement juste.
Nous nous retrouvons avant tout en ligne pour des Satsangs réguliers, et en personne, dans le Grand Genève, lorsque les Sadhaks en sont vraiment demandeurs. Utiliser le mot Guru en francophonie peut sembler étrange ; il ne s'agit que d'une béquille pour faciliter l'abandon. Celui qui peut tutoyer son Guru, ou mieux encore faire sans lui, rendra son Guru très heureux.
En images
Quelques moments du chemin, de Rishikesh au Grand Genève. Les effigies que l'on croise ici ne sont pas des objets d'adoration : quand on s'incline devant elles, on s'incline devant l'essence du Guru qui est en nous.






















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